"Faites-moi une bonne politique et je vous ferai de bonnes finances" (Baron Louis)
La rentrée littéraire est aussi la rentrée des essais. Dans la masse, l’un d’entre eux se détache et recueille l’intérêt des analystes. Il s’agit de l’ouvrage de prospective de deux jeunes économistes, Karine Berger et Valérie Rabault, "Les trente glorieuses sont devant nous", aux éditions Rue Fromentin. Enumérant les atouts de notre pays, dans ses industries de pointe, sa recherche scientifique, ses structures sociales, son taux de natalité, son réseau de PME, les deux auteurs voient la vie en rose, au point d’annoncer pour 2040, une France à 80 millions d’habitants, une population jeune et un taux de chômage à 5,5%. En rose mais sous condition... Sous condition bien sûr que leurs propositions soient suivies par les candidats à l’élection présidentielle en 2012. Rien que cela !
C’est ici que cet essai revêt tout son intérêt pour nous autres royalistes. Les auteurs demandent, dans les entretiens réalisés avec la presse, à ce que les différents candidats développent un projet d’orientation économique de la France sur les trente prochaines années ! Mais qui les écoutera alors qu’un mandat présidentiel ne dure que 5 ans ? Les deux auteurs demandent à ce que soit remis en avant le partenariat public privé, la qualité d’innovation des industries, utilisé et mis en avant le potentiel actuel de notre pays. Mais quel président négligera les intérêts de sa majorité, des partis et des lobbies, pour mener une politique courageuse, mais sans doute coûteuse ? Aucun !
Seul un roi a la longueur de vue pour un projet de rénovation économique à trente ans ! Seul un roi peut orienter dans une seule direction, les grands secteurs de l’économie, car il est au-dessus des partis.
Cet essai, dans sa partie descriptive des richesses et atouts de la France, lu sous l’angle royaliste, est un formidable outil de conversion au projet de l’Alliance royale. On y voit bien que la France est dotée d’atouts économiques formidables. On y voit bien que tout est encore possible. Mais on se demande pourquoi les réformes ne sont pas déjà engagées ? Pourquoi les projets n’aboutissent pas ? En vis-à-vis apparaît une autre réalité. La République a de l’or dans les mains et n’en fait rien. Le Président travaille pour la prochaine élection, le Roi pour la prochaine génération. A cet essai de prospective économique il faut donner une conclusion politique, l’Alliance royale se propose de l’apporter.